Alopécie androgénétique
définition, symptômes, solutions

“Vais-je finir chauve ?”, “Combien de temps avant de l’être ?”, ou encore “Pourquoi ma tête et pas celle d’un autre ?”…

Ces questions, on les entend tous les jours chez Monsieur Cheveux lors des appels conseils (ce sont des diagnostics en ligne que nous réalisons gratuitement pour voir ce que l’on peut faire pour votre perte de cheveux).

Si vous vous les posez aussi, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seuls !

Et honnêtement, je vous comprends. Quand j’ai commencé à perdre mes cheveux, je me suis d’abord senti complètement impuissant.

J’avais l’impression d’être visé (comme de nombreux autres) par une injustice de la nature.

Puis j’ai pris les choses en main et mené des recherches approfondies sur le sujet. Et ce n’est qu’après avoir compris les mécanismes de la calvitie que j’ai pu commencer à lutter contre ma perte de cheveux

Dans cet article, je vous explique en détail le résultat de mes années de recherche et d’expérience sur l’alopécie androgénétique, afin de vous aider à prendre les choses en main à votre tour. C’est parti !


Sommaire

  1. L’alopécie androgénétique, c’est quoi ?
  2. À quoi est due l’alopécie androgénétique ?
  3. Comment reconnaître les symptômes de l’alopécie androgénétique!
  4. Lutter contre l’alopécie androgénétique, mode d’emploi

L’alopécie androgénétique, c’est quoi ?

L’alopécie androgénétique, c’est le nom scientifique que l’on donne à une chute de cheveux importante liée à la testostérone, la principale hormone sexuelle mâle. 

Quand je vous parle de chute de cheveux importante, il ne s’agit pas des 50 à 150 cheveux que nous perdons naturellement chaque jour, mais d’une perte de cheveux plus importante.

Si vous en arrivez à la situation où, à chaque fois que vous passez la main dans votre chevelure, vous vous retrouvez avec une vingtaine de cheveux sur les doigts, c’est que votre perte de cheveux est inhabituelle, et due à un mécanisme chimique complexe.

Complexe, certes… Mais tout de même facile à comprendre. Je vais tenter de vous l’expliquer de la manière la plus simple possible. D’abord, sachez que c’est la testostérone qui cause la perte de cheveux.

Et pour être plus précis, l’une de ses formes dérivées : la dihydrotestostérone (DHT), qui possède l’activité androgénique (permettant le maintien des caractères sexuels masculins) la plus importante.

Pourquoi ? Parce que cette hormone se fixe à la base des follicules (les poches dans lesquelles naissent les cheveux), et peut ainsi les endommager en les privant des nutriments, de l’oxygène et des vitamines dont ils ont besoin pour pousser.

Sans ces substances nécessaires à la croissance des cheveux, les follicules sont asphyxiés, et produisent des cheveux de plus en plus fins. Si vous commencez à perdre vos cheveux, vous avez peut-être déjà observé ce phénomène. 

Avant de tomber, les cheveux perdent en densité et en matière… On appelle cela le phénomène de miniaturisation. Et si vous l’avez vécu comme moi, c’est le moment où l’on commence généralement à se poser des questions.

Ensuite, les follicules ne produisent plus rien et finissent par devenir inactifs. Là, c’est le début de la fin… Et si (encore une fois) vous l’avez vécu comme moi, c’est le moment où l’on commence à sérieusement s’inquiéter.

Si vous voulez en savoir plus sur les différentes étapes de l’alopécie, vous pouvez consulter cette page sur l’échelle de Hamilton-Norwood, un système de classification qui permet de situer où l’en est de sa perte de cheveux. 

Le conseil Monsieur Cheveux

Je vous conseille de ne pas vous y fier les yeux fermés, car cette échelle présente à mes yeux un défaut : selon elle, 90% des hommes souffrent d’alopécie. En réalité, les stades I et II peuvent correspondre à l’évolution naturelle de la chevelure avec l’âge…Et ce, sans que l’on puisse parler d’alopécie.

Attention, donc, à ne pas vous angoisser pour rien si vous ne dépassez pas le stade II !

À quoi est due l’alopécie androgénétique ?

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la chute de cheveux n’est pas uniquement le fait le fait du processus d’asphyxie des follicules par la DHT que je vous détaillais ci-dessus.

Il y a évidemment la génétique, mais aussi le cadre de vie. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les cas d’alopécie androgénétique sont moins courants dans certains pays que dans d’autres…

On compte moins de cas d’alopécie dans les pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique centrale et du Sud.

Cela signifie qu’au-delà des gènes, la calvitie peut également être le fait de notre environnement !

Ensuite, une étude publiée dans la revue médicale Medical Hypothesis montre que la calvitie peut également être le résultat d’une réponse inflammatoire à ce que l’on appelle la tension chronique du cuir chevelu.

Quand elle survient, la quantité de DHT augmente, et cela accentue d’autres phénomènes (l’épaississement de la gaine dermique des tissus, la fibrose périfolliculaire et la calcification). 

Résultat ? Sous l’action conjointe de ces phénomènes, l’espace dont les follicules disposent pour croître diminue, et l’on observe la miniaturisation des cheveux, puis l’inactivité des follicules.

Il faut également souligner que l’inflammation peut être accentuée ou ralentie en fonction de l’hygiène de vie que l’on choisit d’adopter. Le tabac, par exemple, peut être à l’origine d’un stress oxydatif qui va inflammer les follicules.

Une alimentation équilibrée, à l’inverse, a l’avantage d’apporter à tout le corps (et pas seulement aux follicules) ce dont il a besoin pour fonctionner, et de lui éviter les carences… Et ce, jusqu’au bout des cheveux.

Quant à l’activité physique, elle offre une meilleure circulation sanguine, ce qui permet d’apporter davantage d’oxygène aux follicules, et encourage ainsi la croissance des  cheveux.

Tout cela n’a pas vocation à vous culpabiliser, il n’y a rien de mal à profiter de la vie…

Mais il faut simplement retenir que l’alopécie a finalement plusieurs causes (et par conséquent, plusieurs traitements).

Comment reconnaître les symptômes de l’alopécie androgénétique ?

Je vous l’expliquais ci-dessus : quand on ne dépasse pas une certaine quantité, perdre ses cheveux est tout ce qu’il y a de plus normal

Pour reconnaître l’alopécie androgénétique, il vous faudra donc apprendre à faire la différence entre la perte de cheveux liée au cycle de vie des cheveux ou à l’avancée en âge, et celle provoquée par l’alopécie. 

Tout homme qui avance dans les années (vous remarquerez que je n’aime pas parler de vieillissement, il semble difficile d’utiliser ce terme pour parler d’un jeune homme d’une vingtaine d’années !) voit son visage et sa chevelure évoluer

La ligne frontale recule, les golfes se creusent un peu, ce sont d’ailleurs ces critères qui permettent de distinguer très facilement la chevelure d’un homme de celle d’une femme après l’adolescence, mais on ne parle pas de calvitie pour autant. 

Mais alors, comment savoir que l’on est atteint d’alopécie ?

Voici ce qui doit vous alerter :

  • Retrouver beaucoup de cheveux sur votre oreiller le matin, ou dans votre main lorsque vous la passez dans votre chevelure ;
  • Observer une ligne frontale qui n’est pas uniforme, et dont les deux premiers centimètres sont implantés de cheveux beaucoup plus fins et beaucoup moins denses que le reste de sa chevelure ;
  • Discerner des golfes qui se progressent de manière significative, et accentuent la forme M (typique de la chevelure masculine après l’adolescence, mais pas forcément aussi marquée qu’en cas d’alopécie) ;
  • Constater des pertes de densité à des endroits aléatoires de sa chevelure ;
  • et enfin (et autant vous dire que ça n’a pas été mon moment préféré quand c’est arrivé…), entendre des remarques de la part de ses proches sur le sujet, pas forcément destinées à blesser mais qui font mal quand même !

Si vous voulez davantage de précisions, je vous invite à regarder notre vidéo pour savoir reconnaître une calvitie. Vous y retrouverez les observations qui doivent vous alerter, mais aussi celles qui ne le doivent pas.  

Lutter contre l’alopécie androgénétique, mode d’emploi

La première bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions pour limiter la chute de cheveux. Et la deuxième, c’est qu’elles sont nombreuses. Les voici.

Les traitements médicaux

Parmi elles, on peut commencer par évoquer les traitements médicamenteux, et notamment le Minoxidil 5 %, le Finastéride et le Dutastéride en gel.

Le premier est un vasodilatateur, c’est-à-dire qu’il dilate les vaisseaux sanguins et permet ainsi aux nutriments, à l’oxygène et aux vitamines de mieux parvenir jusqu’aux follicules.

Les seconds sont quant à eux des bloqueurs de DHT, qui comme leur nom l’indique bloquent la dihydrotestostérone et évite que cette dernière n’endommage les follicules. 

Pour découvrir leur action dans le détail ainsi que la forme sous laquelle je vous conseille de les prendre, vous pouvez lire notre article sur les traitements anti chute vraiment efficaces et/ou regarder cette vidéo explicative.

Le PRP

C’est une autre solution qui s’offre à vous pour lutter contre l’alopécie : le PRP – ou plasma riche en plaquettes. Comme ça, on dirait du jargon médical… Mais je vous rassure, le principe est simple. 

La procédure consiste à injecter dans le cuir chevelu à l’aide de fines aiguilles du plasma riche en plaquettes, c’est-à-dire du plasma sanguin enrichi en plaquettes par une centrifugation.

On effectue une prise de sang, on centrifuge, on obtient une version enrichie… Et hop, on injecte. L’intérêt ? Cette version enrichie contient des facteurs de croissance essentiels (notamment) à la bonne santé du cuir chevelu. 

Cet article paru dans le journal Drug, Design, Development and Therapy fait état de plusieurs études qui ont démontré l’efficacité du PRP sur l’alopécie, mais rappelle que le mécanisme avec lequel agit le PRP n’est pas encore tout à fait clair. 

La mésothérapie

Dans le même genre, la mésothérapie consiste à injecter, toujours dans le cuir chevelu, un cocktail de vitamines

Dans cet article publié dans le Journal of Cosmetic Dermatology en 2022, on peut lire que ce traitement a témoigné d’une certaine efficacité sur les symptômes de l’alopécie.

Néanmoins, il mentionne également la nécessité de conduire d’autres études, l’efficacité de la mésothérapie par rapport à celle d’autres traitements n’ayant, elle, pas été démontrée.

Les traitements naturels

En complément des médicaments ou pour les remplacer (en sachant qu’il est rare  d’obtenir une efficacité optimale en n’ayant recours qu’à l’un d’eux), il existe des traitements naturels.

Massages du cuir chevelu aux huiles essentielles pour imiter l’effet vasodilatateur du Minoxidil et lutter contre la tension du cuir chevelu, compléments alimentaires, utilisation du dermaroller pour revitaliser la peau et stimuler la repousse…

Les solutions naturelles peuvent être des alliées dans la lutte contre l’alopécie. Pour en comprendre l’action dans le détail, je vous invite encore une fois à consulter notre article sur le sujet. 

La greffe de cheveux

C’est la solution “dernière chance” si les traitements ne fonctionnent pas et que vos follicules sont définitivement inactifs : la greffe de cheveux

Mais pour s’assurer d’un résultat optimal, encore faut-il opter pour la bonne technique. Ayant bénéficié moi-même d’une greffe de cheveux, je ne peux que vous conseiller la méthode FUE et plus particulièrement son évolution, la FUE DHI

Parce qu’on dit qu’une image vaut mille mots, je vous laisse regarder cette vidéo que nous avons tournée avec la team Monsieur Cheveux, 14 mois après ma greffe. Vous verrez que les résultats sont là.

Et si vous souhaitez vous aussi bénéficier d’une greffe ou que vous vous posez des questions, vous pouvez réservez un appel conseil gratuit avec un membre de mon équipe pour faire le point sur votre perte de cheveux !