Le Shock Loss : qu’est-ce que c’est ? Comment l’éviter ?

Ce sont deux mots dont on se passerait bien quand on passe par la case greffe de cheveux. Quelle mauvaise surprise de perdre davantage de cheveux quand on a placé autant d’espoir dans la greffe… Après toutes ces épreuves, on a plutôt envie d’entendre les mots « densité » et « chevelure »… Mais quand on fait les mauvais choix le risque de shock loss est réel. D’où l’importance d’éviter les situations à risque afin de ne pas regretter d’avoir eu recours à des implants capillaires.

 

Qu’est-ce que le shock loss ? Est-ce réversible ?

Une petite définition pour commencer 

Le shock loss est une perte de cheveux réactionnelle. Plus précisément, c’est un phénomène dans lequel les cheveux naturels (donc, non greffés) tombent à la suite d’une greffe de cheveux. Vos cheveux greffés vont pousser normalement, mais les autres se font la malle. Ce n’était sûrement pas votre objectif. Cette perte peut apparaître aussi bien dans la zone donneuse que dans la zone receveuse.

A ne pas confondre avec…

Attention, il est important de le distinguer de la perte des cheveux nouvellement implantés : dans ce dernier cas, la chute suit un processus normal. Dans 90% des cas, 3 semaines ou un mois après l’intervention, les cheveux présents dans les bulbes implantés vont tomber. Ils entrent dans un nouveau cycle de croissance. C’est un passage quasi-obligatoire, même si l’on préférerait que nos cheveux poussent directement. Ils repousseront progressivement à partir du 3ème mois, le résultat final est atteint entre 6 et 12 mois… eh oui, une greffe de cheveux demande de s’armer de patience !

Est-ce irréversible ?

Dans 90% des cas, un shock loss peut se résorber au bout de 3 mois. Ce n’est qu’un mauvais moment à vivre. Cependant, il arrive que les cheveux tombés ne reviennent pas. Si un patient a de nombreux cheveux en cours de miniaturisation, le traumatisme exercé par le shock loss les fera tomber définitivement. Cela est lié au fait que ces cheveux sont déjà en cours de chute, et qu’ils sont très fragiles. Le choc accélère le processus d’alopécie.

 

Comment et pourquoi ça arrive ?

Il n’y avait pas assez d’espaces pour implanter

Il y a une règle élémentaire : ne pas implanter dans des zones où il y a encore des cheveux. Si le praticien ne laisse pas une distance de sécurité suffisante entre vos cheveux natifs et chaque greffon implanté, il risque de perturber votre chevelure, et créer une perte dans vos cheveux déjà présents sur votre cuir chevelu. 

Parfois, ce n’est pas si évident que cela à identifier. Il arrive que des hommes vivent une perte de densité sur l’ensemble de leur chevelure et que l’on puisse apercevoir le cuir chevelu. Cependant, prudence ! Il est peut-être encore trop tôt pour y implanter de nouveaux follicules. Perte de densité ne rime pas toujours avec perte des follicules. Votre ratio est peut-être passé de 2 cheveux en moyenne par follicule, à 1,5 cheveux par follicule. Certes, il y a moins de cheveux et l’on peut apercevoir le cuir chevelu, mais les follicules pileux sont toujours présents. Le praticien ne pourra donc pas respecter la distance de sécurité et risque de perturber l’ensemble.

Il est impératif que le spécialiste utilise un outil adapté afin de voir les choses précisément. En général, il faut qu’il utilise des lunettes grossissantes pendant toute la durée de l’intervention. Cela lui permettra de s’assurer qu’il ne réalise pas une incision sur le sommet d’un follicule natif, mais bien à côté.

Votre cuir chevelu est maltraité pendant l’intervention

Le shock loss, lié à des mauvaises pratiques, peut résulter de la transsection de follicules existants. Le chirurgien par l’utilisation d’instruments peu adaptés, obsolètes ou pas assez précis va couper la racine de cheveux existants, les endommager, et empêcher leur repousse ultérieure. 

Le traumatisme est lié à une utilisation excessive de certains produits

Une utilisation prolongée d’épinéphrine, de lidocaïne et de marcaïne pendant une intervention peuvent créer un choc réactionnel. Il faut s’assurer que l’intervention ne dure pas plus de 10 heures : non seulement, la journée est excessivement longue, mais en plus le cuir chevelu peut mal réagir. Heureusement, ce type de shock loss est réversible. 

 

Comment éviter le shock loss ?

S’assurer d’avoir un bon bilan capillaire 

Avant de se lancer dans une greffe de cheveux, il faut confier son cuir chevelu à un professionnel de confiance. Au cours d’une consultation, ou à travers l’utilisation de vidéos ou photos, il pourra déterminer s’il y a suffisamment d’espaces entre vos follicules existants pour implanter sans risque. 

Se raser la tête pour réaliser l’intervention 

Un rasage total de la zone réceptrice avant intervention permet au praticien de voir les choses plus nettement. Il pourra plus facilement laisser les espaces suffisants entre follicules afin de ne pas risquer d’impacter votre chevelure. Sans rasage, il est plus difficile d’y voir clair. Le risque d’endommager un follicule natif explose. 

Adopter une bonne routine de soins

L’utilisation de médicaments qui lutte contre la chute de cheveux, tels que le finastéride et le minoxidil, sur une période de 6 à 12 mois après l’intervention favorisera la repousse des nouveaux cheveux, et limitera le risque de shockloss.

Choisir les bonnes techniques et s’assurer d’avoir un praticien expérimenté

Une FUE sophistiquée sans incision préalable, telle que la FUE manuelle avec injection de cheveux, permet de réduire considérablement le risque de shock loss dans la zone greffée. Cette technique est moins traumatisante pour le cuir chevelu.

Il va sans dire qu’il vaut mieux confier son cuir chevelu à une personne qui sait ce qu’elle fait, et qui limitera les risques autant que possible.

 

En résumé

Heureusement, dans la majorité des cas, un shock loss disparaît au bout de quelques mois. Cependant, si votre chevelure est déjà fragile, il se peut que l’impact et la chute de cheveux soient irréversibles. Quoi qu’il arrive, qu’il y ait une repousse ou non le shock loss est généralement mal vécu. Il est une source de stress importante, qui peut impacter fortement votre moral. C’est pourquoi il faut chercher à l’éviter à tout prix.

Si vous souhaitez faire une greffe de cheveux mais que vous n’êtes pas sûr que c’est le bon moment ou que vous souhaitez vous assurer de faire votre intervention avec un véritable spécialiste de la FUE, NE PERDEZ PAS DE TEMPS!

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